C’est dimanche !
Nuit de merde. J’arrête pas de me réveiller parce que j’arrive pas à respirer. Je me tourne dans tous les sens dans l’espoir de déboucher mes sinus. J’en profite pour remuer des pensées désagréables et me rendormir dessus. Je fais des rêves étranges et glauques. Plus je me réveilles souvent, et plus je vois la lumière qui passe sous ma porte devenir forte. C’est le matin. J’aimerais encore dormir, mais tout mon corps semble être contre moi : épaule bloquée, nez bouché, gorge sèche… Je me rendors, et me réveille quelques instants après : j’ai ronflé tellement fort que ça m’a réveillée en sursaut.
Mon réveil sonne toutes les dix minutes, je lui demande cinq minutes de répit, puis cinq encore, et encore cinq petites. Puis je finis par l’éteindre pour de bon. Je me rendors une fois de plus, mais soudain, ma porte s’ouvre, la lumière entre à flots, je cache mon visage sous ma couette. Non, par pitié, ne me fais pas ça… C’est dimanche, laisse moi me reposer encore un peu !
« Allez, debout ! … »
Oui, je sais Maman, tu vas me dire qu’on a du boulot, des meubles à déplacer, des cartons à vider, des câbles électriques à dénuder et à coincer dans des sucres… Mais cinq minutes, s’il te plait… Juste cinq minutes…
« … Il fait beau… » continue-t-elle en déclenchant l’ouverture automatique de mes volets. Encore plus de lumière pour m’aveugler. Ma mère n’a pas de bouton « snooze ».
« … C’est dimanche, et voilà un café et un pain au chocolat ! »
Quoi ? J’entrouvre mes yeux meurtris par la lumière du soleil qui envahit ma chambre, et réussis à apercevoir un plateau dans les mains de ma mère.
« Petit dej’ au lit ! » ajoute-t-elle devant mon air d’incompréhension, un grand sourire au lèvres (que j’entends plus que je ne vois, mes yeux n’étant toujours pas capable de s’habituer à la luminosité).
« Merci, c’est gentil… » Tiens ? C’est à moi cette voix de crapaud ?
Je me redresse dans mon lit, les yeux bien fermés, puis, une fois assise, je les ouvre peu à peu, et le plateau atterrit sur mes genoux, café fumant et viennoiserie dorée effectivement posés dessus.
« M… Merci… » Ma voix semble reprendre son ton normal, et mes yeux sont enfin ouverts (même si je les suspecte d’être encore collés). Bon appétit.

12 mars 2010 à 14:09
« debout les filles, le soleil brille! » ça te rapelle rien? lol
12 mars 2010 à 18:57
« Dwight, tu dégages !! » xD
17 mars 2010 à 15:01
« mais le soleil brille…
- j’en ai rien a foutre! »
17 mars 2010 à 18:43
Et pendant ce temps là, moi, je faisais la vaisselle depuis 2h x)
25 mars 2010 à 10:28
c’est pas ma faute si tu t’es levée au aurore pour faire bonne impression!!